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Réseaux sans fil : la 4G fait ses premiers pas en Allemagne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Anis YACOUBI   

Réseaux sans fil : la 4G fait ses premiers pas en Allemagne

Le groupe Nokia Siemens Networks a réalisé un test concluant de la technologie sans fil 4G LTE (Long-term Evolution), cette semaine à Berlin. Il a obtenu des débits de plus de 100 Mb/s sur des distances de plusieurs centaines de mètres, en milieu urbain.

La quatrième génération du haut débit mobile se concrétise, avec des tests effectués cette semaine en Allemagne par Nokia Siemens Networks autour de la technologie Long-term Evolution (LTE), successeur de la 3G.

Censée offrir des débits théoriques pouvant atteindre 173 Mbits/s, LTE est en concurrence avec le WiMax mobile, qui propose seulement 70 Mb/s mais a déjà une bonne longueur d'avance en terme d'utilisation.

Le LTE et le WiMax mobile sont tous deux basés sur les technologies de modulation OFDM et Mimo (Multiple-input Multiple-output), qui utilisent de multiples antennes.

Mercredi 19 décembre, Nokia Siemens Networks a annoncé avoir réalisé le premier test mondial multi-utilisateurs sur site de LTE, en environnement urbain. Il a eu lieu à Berlin, en utilisant 20 MHz de bande passante dans la bande des 2,6 GHz.

Le test, indique le groupe, a permis d'obtenir avec LTE « des débits de plus de 100 Mbits/s sur des distances de plusieurs centaines de mètres, et ce sans baisse à proximité d'antennes mobiles urbaines ». De quoi permettre de parvenir à l'objectif que s'est fixé Nokia Siemens Networks, de connecter 5 milliards de personnes d'ici 2015, selon Stephan Scholz, son directeur des technologies.

« Nous avons désormais la preuve que les futurs réseaux LTE peuvent exploiter les stations de base existantes, sans que les opérateurs mobiles aient à installer de nouvelles antennes », a déclaré Matthias Reiss, responsable LTE au sein de NSN.

 
M2M : Sagem préfère Linux pour ses nouveaux modules GSM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Anis YACOUBI   

M2M : Sagem préfère Linux pour ses nouveaux modules GSM

Image ActiveL’équipementier français sort des modules GSM avec OS Linux. Une première qui doit faciliter le développement d’applications autour de la technologie machine-to-machine, intégrée notamment dans les voitures pour déclencher des appels d’assistance.

Sagem innove sur le marché des modules GSM « machine-to-machine » (M2M), avec le lancement de modèles dotés d'un OS Linux. « C'est la première fois qu'un module GSM intègre un système d'exploitation à base de noyau Linux », explique à ZDNet.fr, Charles Derivaux, directeur du département terminaux radio et pro chez Sagem Communications.

Module M2M MO300eBaptisés MO300E (en photo) et XS300E, ils appartiennent à la famille des puces M2M fonctionnant sur réseau Edge/GSM. Ce type de composants ajoutent des fonctions de communication sur réseau mobile à une grande variété de machines initialement non communicantes, comme par exemple les voitures haut de gamme qui permettent d'envoyer un appel d'assistance GSM en cas d'accident.

Sagem assure que l'intégration d'un OS Linux (une distribution maison) dans ces modules va faciliter le développement de logiciels autour de leur utilisation. « En retenant Linux, nous proposons un système modulaire et ouvert, offrant le plus de possibilités et d'adaptabilité pour le développement d'applications », précise Charles Derivaux. « Nous avons observé une demande très forte de la part des développeurs pour une plate-forme Linux dédiée aux puces M2M. »

Un constructeur automobile souhaitant ainsi doté ses voitures de fonctions de communication n'aura qu'à faire appel à un développeur Linux, qui sont largement représentés sur le marché.

L'équipementier français entend clairement se différencier de ses concurrents sur le secteur des modules M2M où il est en position de challenger, face à Siemens et Wavecom. Le premier propose des modules basés sur le langage Java ; le second utilise un système propriétaire.

Cinq secteurs d'application en développement :

Cinq grands domaines d'applications ont été retenus pour les modules M2M, dont le premier est l'automobile. Des composants équipent déjà les modèles hauts de gamme de Citroën pour les fonctions d'assistance. Ainsi par une pression longue sur une touche représentant le logo du constructeur, le conducteur est mis en relation avec la plate-forme Citroën Assistance.

Le deuxième domaine est celui des terminaux de paiement utilisés dans les magasins ou restaurants, notamment en France et en Espagne. De plus en plus souvent, le terminal présenté au client pour qu'il y insère sa carte de crédit est capable de communiquer directement avec sa banque par réseau GSM ; sa station d'accueil ne sert plus qu'à le recharger. Il y aurait déjà plus de 100 millions de ces terminaux dans le monde.

Troisième domaine : la sécurité. Les modules GSM M2M sont intégrés, par exemple, aux alarmes résidentielles pour prévenir le central de surveillance en cas d'intrusion. Un principe déjà largement déployé en France, comme dans de nombreux pays.

Quatrième domaine : le « metering », ce qui siginfie rendre communicants les compteurs tels que ceux du gaz ou de l'électricité. Plus besoin d'avoir un contrôleur pour relever les compteurs : le niveau de consommation est envoyé chaque mois par GSM. Ce système est déjà déployé en Allemagne pour des entreprises. En France, EDF doit aussi faire évoluer d'ici à 2015 ses 35 millions de compteurs électriques qui utiliseront un système basé sur de la communication CPL jusqu'au poteaux, puis en GSM jusqu'au central.

Dernier domaine de développement : la téléassistance aux personnes âgées qui leur permet, par exemple, de demander de l'aide en pressant juste un bouton mural. Un domaine qui en est encore à ses débuts, selon Sagem.

Selon l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe, le marché mondial du M2M devrait atteindre 220 milliards d'euros en 2010, soit une croissance annuelle de 49 %, contre 20 milliards en 2004 (derniers chiffres disponibles).

 
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